SAGIR

SAGIR est un dispositif national permettant de suivre l’état sanitaire des populations d’animaux sauvages. Il est important que les animaux analysés soient complets et en bon état de conservation. En cas de découverte de cadavres, vous pouvez contacter le technicien de secteur qui jugera de la nécessité d’analyser l’animal et vous informera de la procédure qui sera mise en place.

SAGIR en Meuse

Les découvreurs de cadavre appellent généralement le technicien de leur secteur, qui jugera de la pertinence de faire analyser le cadavre ou l’animal mourant. Il est impératif que le cadavre soit frais. Il est parfois difficile de connaitre exactement la cause de la mort. Chaque année, ce sont une dizaine à une quinzaine d’animaux qui sont analysés, principalement du gibier (lièvres, chevreuils, renards, …). Un cerf a déjà été autopsié non sans mal, mais cela a pu être mené à bien. Les pathologies présentes sont classiques telles EBHS ou tularémie pour le lièvre, strongles pulmonaires ou intestinaux pour le chevreuil, ou d’autres maladies, mais parfois de l’empoisonnement a pu être mis en évidence.

Il est donc très important de ne pas manipuler un cadavre à mains nues et de ne pas laisser son chien au contact d’un cadavre.

Rappel sur la trichine

La trichine est un parasite qui peut infester l’homme, lorsque celui-ci ingère de la viande contaminée. La larve va alors s’enkyster dans la plupart des cas dans les muscles striés provoquant des troubles et douleurs. Si le renard est le principal réservoir, le sanglier est le vecteur le plus important pour l’homme. La congélation à son domicile n’est pas une garantie absolue, c’est pourquoi le meilleur moyen de destruction de la trichine est la chaleur, avec une viande cuite à cœur. Une viande en sauce sera donc plus efficace. Grillades saignantes s’abstenir ! Ainsi en cas de cession à des détaillants/restaurateurs ou de commercialisation, il est rappelé qu’un contrôle trichine est obligatoire.

D’autre part, des vers parasites de l’espèce Alaria alata ont été trouvés en décembre 2006 dans des viandes de sangliers abattus dans le secteur de Vigneulles-les-hattonchâtel. Ce petit ver est habituellement contenu dans le tube digestif de carnivores, puis est absorbé habituellement par des mollusques et batraciens. Le sanglier, comme l’homme, peuvent être des hôtes intermédiaires s’ils consomment ce parasite. Comme la trichine, les larves se positionnent alors dans les muscles. Les mesures de sécurité sont identiques à celles prises pour la trichine. Il faut cuire à cœur la viande avant de la consommer. De plus, lors d’une commercialisation l’examen de la trichine est fait et permet sur les mêmes échantillons le dépistage d’Alaria alata. En cas de présence, la carcasse est alors détruite.

Dépistage et cuisson à cœur sont bien les mesures de prévention à effectuer pour ces deux parasites sans tomber pour cela dans une peur excessive.

Des fiches maladies ont été conçues par l’ONCFS et la FNC:

Fiches maladies

Pour en savoir plus:

Lettre SAGIR